samedi 1 août 2009
mercredi 22 avril 2009
Projet de lois contre la délinquance : Sarkozy instrumentalise l’insécurité à l’approche des élections !
A l’approche des élections européennes, chaque liste essaye d’occuper le devant de la scène médiatique par « des déclarations chocs ». Sarkozy ne s’embarrasse par de cet exercice de style et préfère nous ressortir franco le couplet éculé de l’insécurité à l’occasion d’une table ronde sur la délinquance à Nice le 21 avril. Vieille ficelle qui consiste à exploiter la peur des citoyens en se présentant comme le garant de l’ordre, le président joue une nouvelle fois avec le feu en instrumentalisant l’insécurité. En 2002, la classe politico médiatique nous avait littéralement matraqués avec un discours sécuritaire qui ouvrait de fait un boulevard idéologique au Front National.
En remettant le sujet sur le devant de la scène Sarkozy entend occuper l’espace politique sur sa droite et draguer l’électorat frontiste qui s’était déporté sur lui lors de l’élection présidentielle. Cette manœuvre politique est également un moyen de détourner l’attention de la colère et des luttes sociales qui explosent aux quatre coins du territoire.
Pour en revenir à ces déclarations, il entend « engager une lutte sans merci contre les voyous et les délinquants», bien entendu ici ne sont pas visés les délinquants en cols blancs et les patrons qui nous ont plongé dans la crise. Sarkozy nous annonce la mise en œuvre d’un nouvel arsenal législatif sécuritaire. Christian Estrosi aura l’honneur de proposer un projet de loi fin avril.
La première mesure phare consisterait à mettre à la disposition de la victime « un avocat à la minute de l’agression dés le dépôt de la plainte ». La conférence des bâtonniers juge cette mesure réalisable à condition de débloquer des moyens adéquats. Autant dire qu’elle ne sera jamais effective si l’on prend en considération la politique de sabrage réalisée non sans fracas par l’ancienne coqueluche des journaux de salles d’attente, Madame Dati et qui sera vraisemblablement pérennisée par ses successeurs au Ministère de la « Justice ». Cette proposition ne rééquilibre pas un projet de loi axé sur le tout répressif. En effet ce futur texte «fera de l’appartenance consciente à une bande un délit, passible jusqu’à trois années d’emprisonnement.» Avec un tel postulat, nous ne voyons pas comment un juge pourra statuer de manière rationnelle sur l’appartenance ou non à une « bande ». La définition même d’une bande pose problème. Qu’est ce qu’une bande, un regroupement d’individus se livrant à des actes répréhensibles par la loi ? Une association agissant pour la défense des sans papiers commettant un délit de solidarité ? Une structure de lutte pour le logement effectuant des actions de réquisitions ? Un syndicat ou un comité de mobilisation de travailleurs séquestrant un patron voyou ?
Que dire du reste de la panoplie sécuritaire qui souhaite faire un «délit» de l’intrusion dans un établissement scolaire, délit déjà reconnu par la loi (art. R645-12)», … D’interdire les cagoules dans les manifestations et pourquoi pas les perruques de clowns… De renforcer le déploiement de la vidéosurveillance, véritable facteur de lien social et tellement plus efficace que les travailleurs sociaux.
Une fois de plus, la logorrhée sécuritaire nous est froidement redégueulée : Des discours et des actes qui promettent un étoffement supplémentaire de l’arsenal liberticide en vue de mater la colère sociale…
En remettant le sujet sur le devant de la scène Sarkozy entend occuper l’espace politique sur sa droite et draguer l’électorat frontiste qui s’était déporté sur lui lors de l’élection présidentielle. Cette manœuvre politique est également un moyen de détourner l’attention de la colère et des luttes sociales qui explosent aux quatre coins du territoire.
Pour en revenir à ces déclarations, il entend « engager une lutte sans merci contre les voyous et les délinquants», bien entendu ici ne sont pas visés les délinquants en cols blancs et les patrons qui nous ont plongé dans la crise. Sarkozy nous annonce la mise en œuvre d’un nouvel arsenal législatif sécuritaire. Christian Estrosi aura l’honneur de proposer un projet de loi fin avril.
La première mesure phare consisterait à mettre à la disposition de la victime « un avocat à la minute de l’agression dés le dépôt de la plainte ». La conférence des bâtonniers juge cette mesure réalisable à condition de débloquer des moyens adéquats. Autant dire qu’elle ne sera jamais effective si l’on prend en considération la politique de sabrage réalisée non sans fracas par l’ancienne coqueluche des journaux de salles d’attente, Madame Dati et qui sera vraisemblablement pérennisée par ses successeurs au Ministère de la « Justice ». Cette proposition ne rééquilibre pas un projet de loi axé sur le tout répressif. En effet ce futur texte «fera de l’appartenance consciente à une bande un délit, passible jusqu’à trois années d’emprisonnement.» Avec un tel postulat, nous ne voyons pas comment un juge pourra statuer de manière rationnelle sur l’appartenance ou non à une « bande ». La définition même d’une bande pose problème. Qu’est ce qu’une bande, un regroupement d’individus se livrant à des actes répréhensibles par la loi ? Une association agissant pour la défense des sans papiers commettant un délit de solidarité ? Une structure de lutte pour le logement effectuant des actions de réquisitions ? Un syndicat ou un comité de mobilisation de travailleurs séquestrant un patron voyou ?
Que dire du reste de la panoplie sécuritaire qui souhaite faire un «délit» de l’intrusion dans un établissement scolaire, délit déjà reconnu par la loi (art. R645-12)», … D’interdire les cagoules dans les manifestations et pourquoi pas les perruques de clowns… De renforcer le déploiement de la vidéosurveillance, véritable facteur de lien social et tellement plus efficace que les travailleurs sociaux.
Une fois de plus, la logorrhée sécuritaire nous est froidement redégueulée : Des discours et des actes qui promettent un étoffement supplémentaire de l’arsenal liberticide en vue de mater la colère sociale…
lundi 13 avril 2009
ANTISEMITISME: le mémorial de la déportation de Drancy souillé par des croix gammées.

Le 20 août 1941, la police parisienne cerne le XIe arrondissement et arrête 2 894 Juifs. Pendant les trois jours suivants, des rafles sont effectuées dans les autres quartiers de Paris et le bilan s'élève à 4 232 Juifs arrêtés. Ils sont tous internés à la Cité de la Muette de Drancy réquisitionnée depuis plusieurs mois par les troupes d'occupation allemandes.
Des lors la cité devient un camp d'internement de Juifs et sera, désormais, identifiée sous le nom de « Camp de Drancy ». Pendant trois ans, il a fonctionné comme le principal lieu de départ vers les camps d'extermination nazis. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés à partir de Drancy. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus
Pour ne jamais oublier et rendre hommage à tous les déportés, et victimes de nazisme, ce sinistre lieu est transformé en mémorial de la déportation.
Dans la nuit du 11 avril 2009, le mémorial à été souillé par l’inscription de plusieurs croix gammées dont une sur le wagon témoin. En ciblant ce lieu à fort caractère symbolique, le ou les auteur(s) de cet acte ont souhaité s’en prendre directement à la mémoire des 76000 déportés juifs de France. Le caractère antisémite et éminemment politique de cette action témoigne d’une recrudescence de l’antisémitisme portée par de multiples groupuscules d’extrême droite.
Ensemble barrons la route aux antisémites de tous poils !
Des lors la cité devient un camp d'internement de Juifs et sera, désormais, identifiée sous le nom de « Camp de Drancy ». Pendant trois ans, il a fonctionné comme le principal lieu de départ vers les camps d'extermination nazis. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés à partir de Drancy. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus
Pour ne jamais oublier et rendre hommage à tous les déportés, et victimes de nazisme, ce sinistre lieu est transformé en mémorial de la déportation.
Dans la nuit du 11 avril 2009, le mémorial à été souillé par l’inscription de plusieurs croix gammées dont une sur le wagon témoin. En ciblant ce lieu à fort caractère symbolique, le ou les auteur(s) de cet acte ont souhaité s’en prendre directement à la mémoire des 76000 déportés juifs de France. Le caractère antisémite et éminemment politique de cette action témoigne d’une recrudescence de l’antisémitisme portée par de multiples groupuscules d’extrême droite.
Ensemble barrons la route aux antisémites de tous poils !
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